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Théâtre de Mohammedia

Théâtre de Mohammedia

Une joyeuse bande foule le sol de la petite ville, décidée à agrémenter l’âpre quotidien professionnel d’activités festives et culturelles. C’est
dans cette ambiance que germe le projet du théâtre de Mohammedia. L’opportunité s’offre avec les intentions des élus de requalifier un
quartier populaire, en l’occurrence El Alia, marqué hideusement par l’immensité d’un bidonville. Les idées pullulent et prédestinent l’espace à
un ensemble immobilier où cohabitent, pour le bien économique de la ville, résidences et commerces, le tout enjolivé par une verdure bien
choisie. L’habitude conjuguée au lobbying des intéressés et aux réalités budgétaires n’autorisent aucun autre choix. Mais voilà, que des
architectes s’en mêlent, proposent des projets et se décarcassent pour son financement. Le projet naît d’une belle synergie : architectes,
gouvernants locaux, étudiants et professeurs de l’Ecole d’Architecture et de la Faculté de lettres de Mohammédia mettent la main à la pâte.
Même la presse s’en mêle et le défend. Cela rappelle les ateliers populaires outre méditerranée, quand l’homme avait un idéal…
L’enthousiasme est tel qu’on a prévu une structure pour chapeauter son fonctionnement. Un espèce de conseil d’administration regroupant
des compétences d’horizons
divers pour lui épargner le sort de nombreux établissements culturels : une coquille vide sans animation ni programmes.
Un complexe socioculturel à la place d’un bidonville, autant dire que le pari relève de la gageure. Un parfum soixante-huitard flotte sur
Mohammédia ! Commence alors une véritable croisade : sensibiliser et convaincre ne suffisent guère, il faut en plus séduire. On sait
l’enthousiasme contagieux, aussi l’idée d’abord saugrenue fait ensuite son chemin. La ville abrite une élite locale cosmopolite travaillant à
l’extension du port et une population estudiantine sans parler des casablancais, nombreux à y séjourner en week-end et en été, période
propice aux spectacles quand le bleu azur de l’horizon et l’écume des vagues la magnifient. Et puis la ville n’a pas d’édifice culturel digne
d’elle.
Last but not least. Un complexe culturel bâti sur le lieu d’un bidonville est une rédemption. Un lieu hideux et sordide, synonyme d’atteinte à la
dignité humaine, mue en espace de création et de beauté.
Le conte de fée devient réalité grâce au concours du fond communal le FEC et du fonds des villes jumelées basé au Koweit.
Le complexe porte les illustres noms de M.belarbi Alaoui (maison de la culture avec des salles de musique, de danse, d’exposition, de
projection, d’informatique et une bibliothèque) et d’A.Bouabid (théâtre pour 950 places assises). Si le premier volet a ouvert en 1990, le
théâtre quant à lui a peiné. C’est une grossesse de 12 ans qui contre vents et marées politiques et partisans a enfanté en 2001. Ses
équipements sont aux normes internationales, les mêmes que l’opéra de Paris, c’est dire la référence.

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